FINANCE: Standard & Poor’s (S&P) maintient la note de la république du Congo à “CCC+/C”.
L’agence américaine a maintenu Standard & Poor' s Global Rating a maintenu vendredi 24 juillet 2026, les notes souveraines de la république du Congo de long et de court terme en devises et en monnaie locale à « CCC+/C », assorties d’une perspective stable.
S&P Global Rating ne dégrade pas la note de la république du Congo. Elle est maintenue parmis les emprunteurs fragiles, mais avec des perspectives stables. La décision a apparaît dans la liste souveraine actualisée de l’agence américaine. Une bonne nouvelle pour Anatole Collinet Makosso, Premier Ministre, chef du gouvernement, qui maintient le gouvernail dans la bonne direction, malgré les chocs économiques endogènes et exogènes, les pressions diverses pour laisser filer la dépense publique.
Pour rappel, la note souveraine mesure le risque de non-remboursement de la dette d'un État. Elle influence directement les coûts d’emprunt, les taux d’intérêt lorsqu'il s’endette, la confiance des marchés financiers et l’économie globale du pays. Pour la république du Congo, si la note souveraine était dégradée ou abaissée, les marchés financiers allaient demander des taux d'intérêt plus élevés, ce qui aurait pour conséquence d’alourdir les dépenses de l’État.
La hausse des revenus pétroliers apporte de l’oxygène au Trésor Public congolais, sans effacer les tensions de liquidité, les arriérés et le coût important du refinancement. Dans la grille de S&P, le niveau « CCC+ » montre que la république du Congo est encore dépendante de conditions économiques et financières favorables pour honorer ses engagements. Une baisse des recettes ou un accès plus difficile au crédit pourrait rapidement remettre le pays sous pression en ce qui concerne le remboursement de sa dette. Pour Anatole Collinet Makosso et son gouvernement, l’assainissement des finances publiques, l’amélioration des recettes et surtout la maîtrise des dépenses, restent des impératifs et des objectifs à atteindre.
Les derniers chiffres du Fonds monétaire international (FMI) invitent à faire d'autres efforts. La dette publique aurait atteint 95,2 % du PIB à la fin de 2025. Elle était à un niveau plus élevé en 2021, atteignant 116% du PIB. Le désendettement doit continuer. L’économie a progressé de 2,4 % en 2025, après 2,1 % en 2024. Les coupures d’électricité, les difficultés d'approvisionnement en carburant et la faiblesse de l’investissement public ont quelque peu freiné cette croissance économique. Le budget 2026 réactualisé, adopté le 23 juillet 2026 à l’unanimité par le parlement congolais, promet une discipline plus stricte, une meilleure collecte des recettes non pétrolières et davantage de dépenses consacrées aux infrastructures et aux programmes sociaux. Les populations attendent…
Pamphile Bihemi