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Societe

Insécurité : les “bébés noirs” contrés par la DGSP

Publié le 03/11/2025 19:59 86 vues
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Par décret présidentiel, depuis le 29 septembre 2025, la DGSP (Direction générale de la sécurité présidentielle) a lancé une vaste opération de rétablissement de l'ordre public contre les gangs communément appelés “bébés noirs” ou “kulunas”, responsables présumés d’actes de violence extrême à Brazzaville et Pointe-Noire. 

 

Selon les autorités, cette opération d’envergure vise “la reprise en main des zones contrôlées par les délinquants et la restauration de l'autorité de l'Etat, afin d'assurer la sécurité des personnes et des biens”. 

 

Cela fait déjà un mois que la traque des “bébés noirs” et autres bandits, menée par la DGSP, a débuté.  

 

De par les témoignages concordant recueillis par les différents observateurs auprès des populations congolaises citadines, il ressort que l’insécurité dans certains quartiers de Brazzaville et de Pointe-Noire est devenue très importante. Ces témoignages rapportent que des groupes criminels dits “bébés noirs”, composés en majorité de jeunes oisifs, sèment la terreur en multipliant les attaques à la machette et autres armes blanches, commettant des vols avec violence, donnant la mort et autres exactions. Ce phénomène observé a pris une telle ampleur que les forces de police et de gendarmerie ont été vite débordées, rendant la justice inopérante et dans l’incapacité d’y faire face.

 

“J’ai ordonné que la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) intervienne. Nous ne pouvons pas laisser pareille situation se développer dans nos villes, et même à l’intérieur. Ce ne sera pas possible”, s’est exprimé le président de la république du Congo, Denis Sassou N'Guesso, le 24 octobre dernier, lors de l’inauguration du complexe scolaire de la Liberté à Brazzaville, coupant court aux multiples interrogations. 

 

Depuis le lancement de l'opération spéciale par la DGSP conduite par le général Serge Oboa, la sécurité s'est nettement améliorée dans la capitale Brazzaville, selon plusieurs résidents. Ils témoignent d'un retour progressif au calme. "Je salue la décision du président de la république d'éradiquer ce phénomène qui devenait insupportable. Dans notre quartier, nous vivions dans la peur permanente", confie un habitant du quartier Sadelmi, un des lieux classés zone rouge à cause des délits et crimes des bandits.

 

Avec l'entrée en action de la DGSP, plusieurs “bébés noirs” et bandits récidivistes ont été arrêtés. D’autres ont carrément été neutralisés. Les parents, jugés complices puisque ne dénonçant pas leurs enfants “bébés noirs” recherchés, ont vu leurs maisons détruites. Aucun bilan officiel n'a encore été communiqué. 

C’est ce que dénoncent les parents des bandits neutralisés, certaines associations de la société civile et d’autres voix, en parlant de bavures et d'expéditions extra-judiciaires de la DGSP. 

 

Le gouvernement de la république du Congo ne semble pas y prêter attention, conforté par le large soutien de la population qui était excédée par les exactions des bébés noirs et autres bandits.

Pamphile Bihemi